Équipe interne 4 : Justice et Travail

Cette équipe développe des recherches dans les champs d’application de la justice et du travail afin d’y appréhender les dynamiques sociales en œuvre et de comprendre leur lien avec les ressources et les risques individuels, collectifs et organisationnels. S’agissant de la justice, nos études s’intéressent non seulement à l’institution judiciaire – recouvrant à la fois la justice civile et la justice pénale – mais aussi au domaine de la sécurité publique et extérieure – renvoyant à la police, la gendarmerie et l’armée. Pour le travail, nos recherches couvrent une diversité d’organisations (entreprises privées et publiques, administrations, hôpitaux, collectivités, associations, …). Dans ces deux champs, les recherches peuvent concerner aussi bien les professionnels que les personnes avec lesquelles ils peuvent être en contact (p. ex. les accompagnants, les salariés ou demandeurs d’emploi pour le travail ; les juges, les victimes et les prévenus pour la justice).

Nos recherches impliquent le recours à une analyse à plusieurs niveaux : intra-individuel, inter-individuel, groupal, organisationnel et social. Pour appuyer cette perspective, nous disposons, au sein de l’équipe, d’une grande diversité d’approches théoriques (approche socio-cognitive, théories de l’activité, …), paradigmatiques (paradigme des juges, paradigme d’autoprésentation, …) et méthodologiques (expérimentation, observation, entretien, questionnaire, étude de cas, …) .Ces atouts permettent d’envisager des programmes de recherche qui prennent en compte le contexte social, économique et politique actuel.

Cet axe s’organise autour de deux programmes de recherche dont la finalité est de se centrer, grâce à la compréhension des interactions individus-organisations, sur la notion de risque, notion transversale étroitement liée aux préoccupations sociales actuelles (risques psycho-sociaux, risques d’erreur judiciaire, risques de récidive, risques de discrimination, risques professionnels, …). Nos objectifs visent d’une part à promouvoir une plus grande justice sociale, organisationnelle et judiciaire, d’autre part à améliorer la qualité de vie et la santé au travail, voire à transformer celui-ci.

Le premier a pour objectif (1) d’identifier, dans une double perspective synchronique et diachronique, les facteurs de risque, leur nature, leurs cibles et leurs conséquences ; (2) de comprendre les perceptions/représentations, les attitudes, les comportements et l’activité humaine ; (3) de mettre en évidence les problèmes d’évaluation et leur lien avec les perceptions/représentations des risques.

Le deuxième a pour but d’étudier les ressources et moyens mis en œuvre pour faire face aux risques et pour développer la qualité de vie, en nous intéressant non seulement aux régulations intra et interindividuelles (e.g. régulation interne ; compromis entre opérateurs ; pratiques d’accompagnement ; comportements innovants et citoyens au travail) mais aussi aux régulations collectives et organisationnelles (e.g. régulations avec les collègues et la hiérarchie) ; (2) d’élaborer des pistes de prévention (e.g. apport à la gestion par des interventions extérieures, réflexion quant aux méthodes à transmettre aux acteurs).

Sous la responsabilité de Nathalie Przygodzki-Lionet, PU Psychologie de la justice

Les Enseignants Chercheurs

BENBOURICHE Massil Mcf. Psychologie et Justice
BRUNEL Maïté Mcf. Psychologie sociale appliquée au domaine de la justice
DE BOSSCHER Sabine Mcf. HDR Psychologie sociale et du travail
DESRUMAUX Pascale PU Psychologie du travail et des organisations
DOSE Eric Mcf.
FORRIERRE Justine Mcf.Ergonomie et travail
JANSSEN Olivier Mcf.
LEONI Véronique Mcf.
PRZYGODZSKI-LIONET Nathalie PU Psychologie et Justice
THEBAULT Jeanne Mcf. Ergonomie